Blog de Judith Lesur

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Judith Lesur

Judith Lesur l'écriture, ce qu'il y a dessous et autour, les projets et les doutes, les fragments et les questions, et puis, peut-être, le dialogue.

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faire pousser des plantes

Par Judith Lesur :: 12/03/2008 à 9:04 :: cris
 
                      pour que votre chiot les décapite...

...est-ce que tout cela a vraiment un sens ???            

du bon usage du novlangue

Par Judith Lesur :: 10/03/2008 à 13:01 :: cris

"Il  était entendu que lorsque le novlangue serait une fois pour toutes adopté, et que l'ancilangue serait oublié, une idée hérétique (...) serait littéralement impensable, du moins dans la mesure où la pensée dépend des mots." G. Orwell, 1984

novlangue

Par Judith Lesur :: 06/03/2008 à 9:22 :: cris

casse-con, sale toi

l'ami Lamy (s')installe à l'Opéra

Par Judith Lesur :: 04/03/2008 à 10:35 :: ren-contre



pour les enfants de 10 à 100 ans

Par Judith Lesur :: 03/03/2008 à 9:44 :: ac-tua-lite


peur animée

Par Judith Lesur :: 02/03/2008 à 9:06 :: vu

belles variations au crayon sur les peurs du noir
suis contente, finalement, de ne plus être une enfant...





intérieur

Par Judith Lesur :: 27/02/2008 à 22:45 :: soupirs
d'un aquarium ?
                          d'un appartement ?
                                                          d'un cerveau ?
                                                                                      d'un cauchemar ?


                                                                                                        

sinistrose à Sinistra

Par Judith Lesur :: 21/02/2008 à 17:25 :: e-crits / Sinistra et Brouhaha



***

3


    De quel côté souhaitez-vous vous pencher ? Celui de l'épaule gauche ? D'accord, c'est le pôle Nord !

    Regardez cette étendue blanche qui ondule comme la mer.


    On dirait de la neige vivante !


    Mais oui, ce sont les cheveux blancs des habitants du Pays des Vieux qui se déplacent à petits pas !


***

4

    Sinistra est le nom de ce pays. Des miradors surveillent ses frontières et personne de moins de soixante ans ne peut y pénétrer.

    Son sol est plat et ses rues sans trottoir. La route est un tapis roulant géant, plus besoin de voiture ni de fauteuil roulant !


    Chouette, on ne risque pas de se perdre, toutes les pancartes sont écrites en lettres d'un mètre de haut !


    Le calme règne à Sinistra. Sauf quand les Jeunes Vieux parlent aux Vieux Vieux qui n'entendent jamais ce qu'on leur dit et répondent de travers en hurlant.

    Il y a autant de pharmacies que d'habitants et les restaurants proposent toutes sortes de bouillies, purées, compotes...


    Tout ce qu'on peut manger avec un dentier !

 

du concret

Par Judith Lesur :: 17/02/2008 à 16:49 :: soupirs

et tout de suite l'impression d'être dépassée
des horaires, des contraintes, du lien
et tout de suite l'impression de me perdre

Obscène Gourmandise Monétaire

Par Judith Lesur :: 12/02/2008 à 22:57 :: cris

Le Sénat a donc décidé que nous pouvions nous faire empoisonner,
sans le choisir
   sans le savoir...


explication de Greenpeace ici

et si on envoyait tous le courrier suivant à nos parlementaires ?





ce goût pour l'impossible

Par Judith Lesur :: 08/02/2008 à 16:50 :: soupirs

"Vous allez avoir du mal à trouver des financements pour votre projet, vous savez... Les Non-Aborigènes n'aiment pas entendre parler de ce sujet et les Aborigènes n'aiment pas que des Non-Aborigènes en parlent !"

Attachée culturelle de l'Ambassade d'Australie en France

avoir du flair

Par Judith Lesur :: 05/02/2008 à 11:42 :: Général



flairer l'arnaque
feuler avec art
déflorer sans tact
filtrer le cendard
flirter au tac au tac
flipper en polar
flancher dans un cul de sac
filer dard-dard

Je les avais prévenus - III

Par Judith Lesur :: 30/01/2008 à 13:57 :: ecrits pour les hauteurs

    Ils étaient donc prévenus. Ils avaient même acquiescé. Certains avec un petit sourire, parce que ce chemin-là, ils l'avaient déjà fait.
    Ils s'étaient abstenus de ricaner, ils avaient eu la décence de ne pas rappeler que, deux années durant, je les avais tannés pour que les lectures des (h)auteurs soient de l'inédit ou rien, bref, ils n'étaient que bienveillance, et la question n'est pas de connaître la part d'intérêt personnel nichée au coeur même de cette bienveillance, qui grouille forcément de petits arrangements plus ou moins avouables parce que de toute façon, l'altruisme pur et dur, dans la vie comme en littérature, c'est louche.

    Pour résumer, il y avait donc d'un côté cette envie, cette nécessité profonde de me consacrer à mes projets P majuscule et de penser fondations avec fondement; et puis de l'autre, cet assentiment bienveillant, cette sorte d'indulgence molle des autres tritureurs de mots, donc les conditions inespérées pour lire, en toute tranquillité de conscience, c'est-à-dire les yeux filant sur la feuille et fouillant la foule alternativement, pour lire donc l'air de rien un texte écrit dans un tout autre contexte, et pour de toutes autres têtes.
    Surtout qu'un texte recyclé n'est pas forcément un mauvais texte, ni un texte raté, ni un embryon avorté. Peut-être juste un fragment qui, sur le moment, paraissait hors sujet, ou un sujet sans objet, ou un objet sans objectif.

    Les conditions étaient donc idéales pour continuer à écrire utile, sans me dissiper dans des chantiers C minuscule : j'avais la conviction, intime, j'avais le soutien collectif, et des projets costauds en développement.

    Mais voilà, l'écriture est teigneuse. Tordue comme un vermisseau. Indocile. Imprévisible, têtue, absente, omniprésente. Ingérable.

    J'ai donc fait exactement le contraire de ce que je voulais. Je me suis éparpillée.
    J'ai barboté dans le marécage, je me suis roulée dans le sable, j'ai éclaboussé quelques phrases de-ci de-là, glissé quelques mots dans les interstices.

    J'ai laissé l'écriture être. Et peut-être exister.


Laurence Barbier - une fille d'enfer

Par Judith Lesur :: 29/01/2008 à 16:03 :: ren-contre


lecture à la maison

Par Judith Lesur :: 28/01/2008 à 15:48 :: ex-perience

retour en image de la "performance" des (h)auteurs




 

sangsue alitée

Par Judith Lesur :: 27/01/2008 à 20:39 :: soupirs

un livre où l'on voudrait glisser ses doigts et enfouir son nez
des mots tièdes à caresser
des phrases dans lesquelles se lover



un livre où l'on s'englue, quoi


Je les avais prévenus - II

Par Judith Lesur :: 24/01/2008 à 10:26 :: ecrits pour les hauteurs

    Exister, c'est plus qu'être. C'est être, et le faire savoir. Tendre à être entendu, s'étendre, pas forcément tendrement, pour rendre ce qui nous est dû, sans être dupe.

    Rentrer dedans, sous des dehors denses, être ardent, les dents prêtes à la morsure. Dépecer. Dépuceler le moins sûr comme l'évident. Évider l'évitement. Mentir, évidemment.

    Exister, donc. Sans se désister. Hésiter, oui, mais sans cécité. Quitte à s'esquinter les yeux à cerner ce qu'on ne discerne pas, dire ce qui ne nous concerne pas, s'acquitter de son devoir de voir.

    Exister et écrire. S'écrier ? Se griller et se cribler de mots, écrabouiller le réel sur l'écran de ses embrouilles, se débrouiller crânement et s'ébouillanter le crâne, décanter sans être à cran, mais décamper quand ça craint...

    Écrire. Quand la langue copule avec les usages, quand l'encre coagule dans le sang de la page, quand le sens se fond dans la forme et se formule dans l'infime. Sans virgule, la feuille vierge est infirme. Et c'est sur elle que le "je" éjacule.

(...)

public/ation

Par Judith Lesur :: 23/01/2008 à 9:40 :: ac-tua-lite


textes dits et inédits
10 auteurs
88 pages
9 euros

à commander ici

Je les avais prévenus - I

Par Judith Lesur :: 22/01/2008 à 19:33 :: ecrits pour les hauteurs

    Je les avais prévenus en début d'année.

    Je leur avais dit, j'ai des projets personnels, personnels pas dans le sens, projets de vie, parce que ça, je n'y pense même pas, non, personnels dans le style boulot, commande, textes potentiellement rentables, c'est-à-dire payés, c'est-à-dire pas forcément foncièrement complètement incompatibles avec la possibilité d'un projet de vie.

    Bref, j'avais dit : les lectures des (h)auteurs, perso, c'est fond de tiroir et recyclage. Pas question, comme l'année dernière, de perdre du temps à écrire, à écrire pour le plaisir.

    J'ai de trop gros chantiers ailleurs, des trucs lourds, un peu comme une grande grande étendue marécageuse qu'il me faudrait assécher à la petite cuiller.

    Outre l'absurdité de la tâche, que j'ai décidée, depuis longtemps, de ne plus questionner, sinon, autant mettre des cailloux dans ses poches, du sable dans sa bouche et sauter, pieds et poings liés, dans ce foutu marécage, donc, outre l'absurdité de la tâche, puisque sans vouloir jouer sur le registre judéo-chrétien de l'épreuve ou de la mission, on ne peut quand même pas nier que c'est d'un labeur dont il s'agit, je voudrais m'attacher à construire.

    Projeter dans le long terme. Utiliser le sable, que je suis souvent bien tentée de me fourrer dans la bouche pour étouffer un cri, mélanger ce sable, donc, à l'eau, et cimenter quelque chose dans la durée. Arrêter de me faufiler dans les interstices, même si ça sert parfois à colmater des failles, des béances, voire des abîmes, disons, faire autre chose que m'immiscer dans des fissures qu'on ne remarque que si on a le regard aiguisé pour.

    Donc, ne pas me contenter de creuser un sillon dans un champ en jachère, mais viser le développement durable, m'inscrire à la fois dans le temps et dans le paysage, bref, pas survivre, mais exister.

(...)

zéphir

Par Judith Lesur :: 21/01/2008 à 16:09 :: Général

dit Zef
mon nouveau maître zen



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