Blog de Judith Lesur

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Judith Lesur

Judith Lesur l'écriture, ce qu'il y a dessous et autour, les projets et les doutes, les fragments et les questions, et puis, peut-être, le dialogue.

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bile - han

Par Judith Lesur :: 07/11/2007 à 12:29 :: fumeries

3 cigarettes en trois mois
après chacune, trois minutes, pendant trois jours, marteau contre tête

le reste du temps, dans les clous...

fumisteries

Par Judith Lesur :: 26/07/2007 à 21:00 :: fumeries

la bonne nouvelle du jour : je ne sais pas combien de temps ça va durer mais j'ai le plaisir de découvrir que plus on essaie d'arrêter, plus c'est facile...

quand même

Par Judith Lesur :: 19/07/2007 à 8:52 :: fumeries
dans un souci de transparence qui caractérise ce blog depuis le début,
je me vois bien obligée, malgré la réticence de certaines, de préciser que
J'EN SUIS À MON TROISIÈME MATIN SANS CLOPE ET QUE JE ME RÉVEILLE ENCORE AVEC UN GOÛT DE NICOTINE DANS LA BOUCHE

mon carburant (pas super) écologique

Par Judith Lesur :: 14/06/2007 à 7:40 :: fumeries



je fume parce que je suis speed
je ne dors plus parce que je fume
je prends de la vitamine c parce que je suis fatiguée
je ne mange plus parce que je fume
je bois parce que je ne mange pas
je prends de l'aspirine parce que j'ai mal à la tête
je fume parce que je n'aime pas le goût de l'aspirine
je pense à Ionesco
je caresse le cercle
il devient vicieux


efficace et économique

Par Judith Lesur :: 24/04/2007 à 12:47 :: fumeries

je préconise l'abcès dentaire
fumer ne vous effleure même pas l'esprit



(il est plus prudent de mettre sous clé couteaux, tournevis, perceuses... et d'avaler la clé)

(pensez également à murer vos fenêtres, et, pour éviter de gêner les voisins, capitonnez vos murs)


(in)expérience

Par Judith Lesur :: 17/04/2007 à 13:17 :: fumeries

oui, c'est bien une clope qui grésille entre mon index et mon majeur...
mais voilà, je suis en pleine expérimentation
ne fumer que les essentielles : celles qui accompagnent le café ou le demi citron
partir le matin sans les mettre dans son sac
laisser le paquet dans la boîte aux lettres par précaution, les soirs à la maison où on ne sent pas très volontaire
ça ne marche pas encore très bien en compagnie d'autres fumeurs, à l'envie est contagieuse, mais ça se travaille
c'est la première fois que je tente une troisième voie entre le tout et le rien
entre le dégoût du trop et la violence du jamais
trier l'habitude du plaisir
savoir qu'au-delà, on est fatigué, qu'en-deça, on est frustré
essayer

con/fess/ion

Par Judith Lesur :: 05/04/2007 à 9:17 :: fumeries

ça a commencé par une clope taxée
puis des cigarillos, pour faire passer l'envie
puis comme l'envie ne passait pas, un paquet de blondes
qui en une nuit y est passé
depuis la fin du stress du Festival
c'est une ou deux clopes les soirs où je croise des fumeurs
le reste de la journée j'essaie de ne pas y penser
je suis assez contente d'y arriver
mais je sais qu'en l'arrêt total est mon salut
donc le patch sera une fois encore mon pacte économique



fum(ist)eries

Par Judith Lesur :: 28/01/2007 à 11:01 :: fumeries

petit bilan sur ces (presque) trois mois
(presque) sans blondes, ni brunes, ni mentholées
quand même deux accidents
deux clopes avalées goulûment
en soirées arrosées
l'aridité de la gorge et du moral les lendemains
a heureusement réussi à empêcher les rechutes
je ne sais pas si je vais tenir
je n'arrive même pas à formuler pourquoi c'est mieux de ne pas
mais je le crois/sens/sais

j'ai fôté

Par Judith Lesur :: 18/12/2006 à 21:30 :: fumeries
ai fumé une cigarette
entière
la volonté à l'état de mollusque

ai été punie par un mal de ciboulot pas simulé
le tuyau par lequel généralement je parle réduit
à un silence charbonneux

et les épingles du remords qui,
salopes,
ravivent le manque

n'ai plus qu'à m'en tenir à ma tanière
jusqu'à ce que désintoxication s'ensuive...

dire aussi quand c'est (presque) facile

Par Judith Lesur :: 14/12/2006 à 13:38 :: fumeries
il y a des moments où la clope ne me manque pas mais pas du tout
et pourtant là, je bois un café
et j'ai un texte à "finir" pour l'Entre temps de demain
et je n'ai pas de chocolat à portée de main
et...
enfin il vaudrait mieux que j'arrête d'y penser
parce que du coup, là, je me dis
oula je suis à la bourre pour mon texte
il me faudrait une petite douceur qui en même temps
me fouette un peu les neurones
et...

un mois et plus

Par Judith Lesur :: 04/12/2006 à 11:14 :: fumeries
encore la phase Caliméro,
ils fument et c'est moi qui tousse,
c'est pô juste !



ironie du corps
(il se venge ?)
(il me teste ?)

un mois ou presque

Par Judith Lesur :: 28/11/2006 à 14:03 :: fumeries

aujourd'hui, pharmacie pour une nouvelle ration de patches et des pastilles pour ma gorge si irritable depuis que je ne fume plus...

dire aussi quand c'est facile

Par Judith Lesur :: 22/11/2006 à 0:02 :: fumeries
ai fumé par procuration

ai apprécié l'odeur

n'ai même pas été de mauvaise humeur



Fée-moi mal, Johnny

Par Judith Lesur :: 20/11/2006 à 20:17 :: fumeries
Des fées, rien que des fées ?
Deux belles salopes, oui
ces charognes rigolardes qui se font des messes basses derrière l'autel
pendant que j'endure ma cure
d'hosties chocolatées
En plus j'suis sûre qu'elles fument
en même temps qu'elles tapent...
À genoux vous devriez me remercier
(oui, bon, inclinées, d'accord, vu votre grand âge)
de susciter votre verve
d'aiguillonner vos langues de putréfaction
et même d'accoucher vos douceurs
parce que vous êtes deux paresseuses du stylo
et qu'il fallait bien une grosse déprime et une épreuve en prime
pour que vous daignassiez ouvrir les bondes
fertiles et nauséabondes
de vos imaginations fleuries

puisqu'il vous faut des preuves

Par Judith Lesur :: 20/11/2006 à 16:42 :: fumeries
de ma bonne foi,
imaginez mon foie
après l'ingurgitation en trois minutes chrono
(le temps de lire les derniers commentaires) de sept
oui, sept
barres  kinder MAXI


contre le pour

Par Judith Lesur :: 19/11/2006 à 23:21 :: fumeries

il n'y a pas de raison que je vous épargne les petits détails pénibles
oh, des broutilles, du symbolique
pas de quoi ébouriffer le varech de vos muqueuses qui tangue lascivement au rythme de vos marées noires,
mais cette image :
le toussotement agacé de la pimbêche de la table d'à côté et vers laquelle converge (je viens de me rendre compte que ce verbe est hermaphrodite, c'est magnifique) l'âcre fumée de vos dards embrasés,
ce petit raclement de gorge minaudant, ce gazouillis virginal comparé au rugissement sourd qui, tous les matins, ébranle ce qu'il reste de votre cage thoracique,
ce hoquet courroucé de l'esprit ceint dans un corset,
malheur,
j'y arrive presque...

FUMER PUE

Par Judith Lesur :: 18/11/2006 à 10:08 :: fumeries

chapeau bas

Par Judith Lesur :: 17/11/2006 à 17:46 :: fumeries

(voilà de ces expressions vieillottes que je répugne,
pourtant)

je suis émerveillée des vices de formules qui sévissent sur ce blog, planqués dans vos commentaires déjantés,
que c'est bon de rire du plancton des pieds aux cheveux déracinés,
la carcasse vibrante de vos sarcasmes
à m'en décoller le patch...


Ode à K & N

Par Judith Lesur :: 16/11/2006 à 21:45 :: fumeries

Quel privilège de faire peau neuve avec,   
nonchalamment accoudées au cercueil,   
mes deux fées à l'haleine fumeuse,
la langue bandée par les culbutes verbales,
l'oeil hirsute et chahuté,
le front rasséréné de coups,
le cou caréné d'affronts,
fonceuses immobiles,
défonceuses de plaies mobiles,
mes deux anges ricanant,
de moi presque canée,
mes deux chamelles bosseuses
qui me rentrent dans les creux
et me chamaillent les neurones

Iédit Lézourre

Par Judith Lesur :: 16/11/2006 à 21:37 :: fumeries
Je ne résiste pas au plaisir d'étaler sur la page ce délicieux commentaire de Katia inspiré par mes froids démêlés avec le tabac...

V'là qu’un jour, la Paspadelle Iédit Lézourre, le darfouin dégrumé, l’humus en patouille et les nerfs en enclume, s’enfiligrana un austère verdict au fixe du capitol.

Chiche : feues, les p’tites fées de grasses fumées qui ont la bouche qui pue des pies. De vapeurs vinaigre, bouches d’égout, artères bouchées, écobuages des synapses, embouteillages vers l’urne, précipités, la Paspadelle n’en voulait plus (elle avait raison cause que c’est ultra super pas bien de fumer et très mauvais pour la santé).

Fumer tue, vivre aussi. Mais fumer tue, quand même (même si la vie aussi... Mais, quand même, à bien y réfléchir, fumer ça peut un peu endommager un peu plus vite, etc, etc, etc)...

Un matin (ou plutôt un soir : le genre d’idée qu’on a plutôt le soir. Style : « la dernière que j’me grille avant d’aller ronfler » / parce que fumer provoque – à son insu -les orgasmes du  nez), la Paspedelle s’empailla les jambures, se gaina le temple et partit sur le front : seule –disons que la solitude est alors ce qu’il reste, en pareils moments, de plus sincère, véritable authentique et vrai - .

Elle se ravagea les fers, s’installa du séant (marbrifié à l’art statuaire pour la postérité), détricota les bretelles du sens et se prit une vraie cuite à jeun (en pleine nuit : à présent, parce qu’à l’instant, il n’y a plus de lumière).

Elle siégea, longtemps, ainsi dans le halo salé d’un soleil, ridicule (à vrai dire) dans un corset Jean-Paul-Gaultier tordu en sphère safranée : étalé comme un vieux qui gerbe, sur l’horizon, le fiel de sa journée. Et la Paspadelle en ombre chinoisée à l’intérieur d’elle-même.

Puis, le jour revint (pas vraiment rancunier).
Puis un autre, un autre encore (ça dura environ vingt ans).

Et, un matin (parce que c’est plutôt le matin qu’on a les idées claires et qu’on se dit « tiens ! c’est pas pareil qu’hier »), la Paspadelle Iédit Lézourre n’avait plus du tout (mais alors plus du tout) envie de s’en griller une.

Et le coucher de soleil prit couleur indigo, rose, mais plus jamais de jamais cette peinture de feu, de clope allumée. Plus jamais de fiel sur l’horizon qui met en bière sa journée.

La vie était belle, même si elle aussi elle tue : c'est pas grave, c'est pas pareil.

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