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Judith Lesur

Judith Lesur l'écriture, ce qu'il y a dessous et autour, les projets et les doutes, les fragments et les questions, et puis, peut-être, le dialogue.

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Par Judith Lesur :: 19/12/2007 à 13:00 :: cris

jusqu'à la fin de la semaine
je bannis-maudis-vomis les mots en i

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Commentaires

Le 19/12/2007 à 18:43, par nadyne
arci
ravie
qui qui s'y...
Le 20/12/2007 à 9:33, par judith
société du spectacle

(j'ai pas lu le livre : Clotilde, transition pour parler du livre qui parle des livres dont on parle sans les avoir lus ?)

on est dedans jusqu'au(x) cou(illes)
Le 20/12/2007 à 15:47, par nadyne
oui y en a des tas écrits que pour qu'on en parle, avec conscience du nègre et du négrier, je subbodore
Le 20/12/2007 à 20:42, par clotilde
transition donc avec les Editions de Minuit, dans la collection Paradoxe, de Pierre Bayard : "Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?", sous-titre : "la non-lecture, une des clés de lecture"

Le livre est structuré en trois parties : Des manières de ne pas lire ; des situations de discours ; des conduites à tenir.

Je ne suis pas très en verve en ce moment (ainsi que mon absence prolongée de ce blog a pu le laisser transparaître), cependant, je vais dépasser mes barrières intérieures pour recommander la lecture de ce livre. Pourquoi ?

Parce que tout en présentant autant qu'il les assume les manières de ne pas lire un livre (ne pas lire, parcourir, entendre parler, oublier...), tout en enlevant tout complexe d'inculture à ceux qui ne lisent pas, l'auteur titille en chacun de nous le lecteur qui sommeille ; nourrit, mine de rien, les envies de lecture, et alimente notre bibliothèque personnelle, c'est à dire un peu aussi notre culture.

En outre son propos est, à mon sens, fort intelligemment servi et la démonstration fort savoureuse, puisqu'il s'appuie, au sein de chaque chapitre, sur un postulat qu'il démontre aussitôt par un exemple tiré de la littérature, littérature et donc livres qu'il assume et revendique parfois comme juste parcourus voir pas lus !

Pour rebondir sur les propos de Nadyne, je recommande la lecture du chapitre 3 de la seconde partie qui décrit les situations de discours (sur un livre que l'on n'a pas lu donc) devant l'écrivain. Et de prendre l'exemple d'un roman policier de Pierre Siniac intitulé "Ferdinaud Céline" (Ed. Rivages, 2002) où comment, par une machination sournoise, tous les protagonistes sont amenés à s'exprimer sur un livre qu'ils n'ont pas lus voire pour l'auteur pas même écrit ! En très très résumé : l'auteur dicte son livre à une secrétaire qui, trouvant l'ouvrage nul, remplace scrupuleusement les mots de l'auteur par les siens, et l'histoire initiale par la sienne. Le livre est un succès, à la grande surprise de l'auteur qui ne lira jamais le livre publié -pensant l'avoir écrit- mais dont en revanche il va devoir faire la promotion en compagnie de l'éditeur qui a lu le livre publié, qui n'est donc pas celui de l'auteur... C'est bien au-delà du rapport auteur-nègre... et cet exemple met en perspective une certaine ambiguité des relations auteur/lecteur et du paradoxe d'une situation de discours où tout le monde, croyant parler de la même chose, s'exprime en fait sur des choses différentes.

S'il fallait une dernière raison de lire ce livre, ce serait pour la narration du rapport de Montaigne aux livres : il ne se souvenait pas des livres qu'il lisait et pire, il ne se souvenait même pas de ce qu'il écrivait au point de se faire citer en public et de demander de qui étaient ces mots ! Savoureux, non ? Complexe de supériorité ? Tel que c'est décrit, non. Défaut de la mémoire, indéniablement. A moins que, quelque part, cela ne relève du comble de l'humilité... et particulièrement humilité dans la création ?

Créer sans cesse, sans se retourner. Etre nourri de ce que l'on a fait (écrit, lu et par extension vécu...), l'avoir mâché jusqu'à le digérer et le faire sien (idée chère à Montaigne), et poursuivre sa route...
Le 20/12/2007 à 20:56, par clotilde
alors maintenant (heu... oui, je viens de comprendre pourquoi tu me demandais de parler du livre de Bayard...), donc comment parler du livre de Guy Debord, "la société du spectacle", sans l'avoir lu ?

Je ne peux que conseiller de lire le livre de Bayard, le résumé que je pourrais faire de la première partie du livre "des manières de ne pas lire" ne seait pas à la hauteur de la démonstration de Bayard...

Mais, compte tenu de ton commentaire qui constate que nous y sommes jusqu'au(x) cou(illes), je pense que tu as saisi en substance le propos de l'ouvrage de Debord (que je n'ai pas lu au demeurant non plus !), non ?

Si quelqu'un a lu le livre...
Le 20/12/2007 à 23:07, par Etienne
Je ne me souviens plus
Le 20/12/2007 à 23:35, par clotilde
Et vous en diriez quoi ?
Le 21/12/2007 à 0:28, par nadyne
que tu soulèves une réminiscence des Fruits d'or de Sarraute,
envie de relire
Le 21/12/2007 à 16:49, par judith
délivre-nous du livre
Le 21/12/2007 à 20:34, par nadyne
il m'en reste
l'impression d'avoir traîné dans un vernissage,
ou chez des Bo Bo qui parlent de culture par ouï-dire, d'un livre sans l'avoir lu, ou, l'ayant lu, en disent autre chose que ce qu'ils pensent pour rester en camaïeu
et ce livre dont on parle c'est Les fruits d'or,
le livre qui se fait devant nous
et dont il est le personnage principal
Elle se place dans la réflexion sur la création
Elle nous place au milieu d'un mileu qui croit que ça s'adresse à lui
quand il n'y a pas d'adresse, seulement le rapport entre le livre et soi
et c'est drôle, féroce, espiègle, intelligent
Le 21/12/2007 à 20:36, par nadyne
très auditif aussi
Le 21/12/2007 à 23:31, par katia
Ben voilà que j'arrive (j'ai pas tout lu, franchement, après mes mets trops festifs, arrivent ces heures de paresse électives à simple but digestif). Désolée : la vie est parfois si triviale...).

Ju ne veut plus de mot en I.
Attends, je remonte (me souvien plus pourquoi ; je reviens).

"Jusqu'à la fin de la semaine" : (ouvrée ou ouvrable, faut être clair, ma Ju).

Faut aussi, un poil, définir ta notion de semaine en fin d'année (c'est un peu superfétatoire de ta part que de balancer des choses ainsi, commme ça, sachant que la notion de "semaine" est cette année, en cette période précise est très convexe, voire concave au principe de sa probabilité... En creux ou en plein (selon l'humeur)-

T'aime bien fort !
Le 21/12/2007 à 23:38, par katia
Et....
Bonsoir Clotilde.
Je suis née et ai vécu à Versailles, (rue Lamartine)...
Tout bête, mais quand Judith, m'a dit que tu résidais Varsailles, entre mille feux de l'enfance, deux planches de travail et mille ondes de froid, j'ai eu chaud au coeur.
Le 22/12/2007 à 0:01, par clotilde
Bonsoir Katia,

A Versailles en ce moment, c'est plutôt le grand froid qui sévit mais quelques flambées dans l'âtre le font un peu oublier.
En tout cas, Versailles est une belle ville.
Ajouté à cela les saveurs de l'enfance... je comprends ton coup de chaud au coeur.

Moi, c'est Lyon qui me ferait cet effet-là : pour les quelques années d'enfance que j'y ai vécues et au cours desquelles j'ai rencontré... Judith, donc. C'était il y a... au moins !
Le 22/12/2007 à 0:22, par katia
Merci Clotide.
On appelle ça " la magie de Noël : Lyon, Versailles, ailleurs, le coeur y est et le reste fait tout !
Merci..............................................................
Le 22/12/2007 à 0:27, par katia
Merci Clotilde !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Où est ton Lyon, j'y mettrai une pensée.
Très bientôt,: dès demain-

Mon Versaille est au 17, rue Lamartine, si la facilité t'en prend...

Bonnes fêtes, me toutes belles !
Le 22/12/2007 à 1:48, par katia
Ma Naduche, tu y viens quand y dévoracer ma Tartifluche Subliminecke ? Trop pis/ trop bonnnnnnnnnnnnnnnnnne, la p'tate sous l'roblochon senteur de pied qui pue velu / à point : un régal.
trop glam des filles trops belles : top the class !............
Ma Naduche, Ma ju et Clotilde : z'avez des places gratos pour l'envergure de l'aventure de la "tartiblochon".
(Néologisme sentimental obligle de ma part).

Mille tout vers vous, j'm'en vais vers les vacances !
Katia

et pardon pour les fauuuuuuutttttttttteeeeeeeeees !
Mille tout de bien nous vers vous,
K-
Le 22/12/2007 à 4:03, par nadyne
t'as vu elle invite, elle se casse
garce de greluche
Le 22/12/2007 à 10:28, par judith
la semaine finie,
je dis
que mon aversion des i
c'est Kadhafi qui baise Sarkozi qui baise Bruni
qu'ils baisent le pays
m'en fous, j'écris
Le 22/12/2007 à 11:28, par nadyne
c'est ça et nous on fait la chenille
Le 22/12/2007 à 12:54, par judith
c'est ça
Le 22/12/2007 à 13:09, par clotilde
et qu'est-ce qu'on chante ?
Le 22/12/2007 à 16:01, par judith
"Quand j'avance, tu recules,
comment veux-tu, comment veux-tu que
(...)"
Le 22/12/2007 à 16:09, par katia
Mais non : j'invite pour janvier !
Et là, parenthèse de vacances (immobiles, du reste) : ne rien faire....

Il était un peu tard (cette nuit) et j'avais pris un verre de vin chaud chez nos voisins d'en face (p'tite soirée de fin d'année), un petit peu pompette la pomponnette ....d'où confusion : entre le temps et l'intention de l'invite.
C'était façon de dire, aussi, que je n'ai pas oublier).
Bref-

BONNES FÊTES LES FILLLES !

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