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Judith Lesur

Judith Lesur l'écriture, ce qu'il y a dessous et autour, les projets et les doutes, les fragments et les questions, et puis, peut-être, le dialogue.

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auto-(con)gratulation

Par Judith Lesur :: 21/07/2007 à 13:27 :: soupirs
ce que j'aime chez vous les filles
c'est ce mélange de caca et de philo
ce flux du ventre à la tête et inversement
et cette langue dardée ou enveloppante
cette vivacité qui sait se faire paresseuse
la crudité et le sublime
le mot et la chair


(j'sais vraiment pas pourquoi je préfère quand même les garçons : masochisme ? goût de l'adversité ??)

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Commentaires

Le 21/07/2007 à 14:47, par nadyne
oh tes bisous sur le bout du coeur!

voui de vraies pures masochistes déguisées en cruelles pour mieux trier çui qu'aura même pas peur de nous faire trés trés mal

quand on voit comme on s'aime et comme on se comprend et qu'on est pas foutues de mouiller!

continuons, aimons nous à sec!
Le 21/07/2007 à 15:27, par katia
Oh que c'est joli, Ma Ju !

L'idéaloréalisme de notre passion platonique est la plus belle de toutes les liaisons licencieuses.
L'amitié, je crois.
La chair d'un bouillonnement qui n'a pas besoin de se mettre en faillite, tant tout (y) est.

C'est vrai (tiens!) qu'on n'a pas même l'idée d'un usage saphique dans nos démêlées sadiques en érections d'épidermes.
À quoi bon mêler les sucs quand la grande Jouissance vient toute seule ainsi !

On ne mouille pas mais qu'est-ce qu'on se trempe dans le grand bain ! Et c'est divin.
Le 21/07/2007 à 16:54, par judith
pis ce serait trop simple, on connaît le(s) bouton(s)....
glissons donc sur le grand Autre qui ne comprend rien mais nous prend bien le con
Le 21/07/2007 à 19:21, par nadyne
offre petit con à Grand Con!
Le 21/07/2007 à 20:07, par judith
et après on s'étonne de les effrayer... !
Le 21/07/2007 à 21:14, par katia
Quelle taille le con ?

Ils ne sont pas effrayés ; certains peuvent très vite oublier !

Des hommes amoureux existent, aussi : qui aiment l'amour et l'Amour, partout.
Bien en face, bien en phase, sans détour, et très fort !

---------------------------------

Tout à l'heure,
Marchant hâtive et zélée sous une petite robe de pluie, je trouvais la bouche d’un antre religieux où me réfugier. Des bougies à vendre (prix affiché) : l’épicerie des superstitions dans la vaste boutique des intentions...
J’allumais une molle paraffine et me suis mise (par devers-moi : le silence vaut mille vacarmes) à émettre un voeu :

« ô, Toi, saint Priape des Alpages,
Ta splendeur sommitale aux dressages purpurins,
consens à délaisser ta verge qui te fouette les « roupettes »
pour quelques poignées de grises matières
qui portent à l’espoir la caresse d’autres reliefs d ‘espérance.

Ô toi, que je me permets de tutoyer
admets que J. mérite de mériter un homme à la mesure de ce qu’elle est : et non plus ce qu’elle n’est plus, et non pas ce qu’elle n’est pas, non plus.

Qu’il advienne, (même si c’est ton frère)
Ni nécessiteux, ni charitable, ni contrit, ni regrettable.
Tu sais, toi, que ces hommes existent quelque part.
Juste Lui, pour Elle, Aussi.
Que les chemins se croisent et que les fers se taisent !

Qu’il sache d’intuition où se trouvent les boutons :
Qu’il sache d’évidence qu’il ne suffira jamais de remplir un con ( à moins qu’il veuille le devenir, lui, pour de bon, mais bon...).

Allez, Patriarche, délaisse ta branlette !
On connaît le monument de ton dard ; faire de nous les porcins qui aspirent à l’Art.
Nés de ta paresse, éclos de ton lard.
On a pigé, tu sais, que tu nous as faits à ton image.
Mais agis : même demain, même tard. Bouge-toi !
Agis à dessein par ce voeu pieux
- habitué que tu es aux suppliques imbéciles des quémandeurs qui te consultent à la seule heure de leurs leurres –

Tu peux à cette heure m’écouter et m’entendre, ta Splendeur, étudier ma requête,
ni plus ni moins sotte qu’une autre prière de conquête.
Allez : lève-toi, marche et regarde !
Cesse ta sieste rhumatismale aux angles dépressifs.
Dresse-toi : autrement cette fois-ci.
Fais preuve d’imagination, d’ingéniosité, de Création.
Adviens par toi-même (chiche !).

Que son bonheur soit pour toi une récréation ;
Ce ne doit pas être compliqué, l’Ancêtre, de rendre une femme heureuse :
quand on connaît toutes ces guerres commises en ton nom.
Non ?
Réagis Nom de Dieu !»

La pluie ayant cessé, je m’en suis allée.
Le 21/07/2007 à 21:23, par katia
Une devise : ne jamais diaboliser ceux qu'on méprise, ça les rend tout-puissants !
On peut en revanche (et à loisir) mépriser ceux qu'on aimerait diaboliser.
Le 21/07/2007 à 21:43, par katia
Eh ! les filles : aujourd'hui, nous nous sommes un peu effeuillées devant soixante-quatorze voyeurs sans locution : c'est pas le pied, ça !

Impressionnant, si le compteur est bon, ça offre une bonne marge pour une seconde vie en recyclage strip-tease, non ?
Le 21/07/2007 à 21:50, par nadyne
divine et Profane
sainte Fée K
chantant la gloire
du Phare et du clocher
Entends mon Réponds
Amène!
Le 21/07/2007 à 21:57, par katia
Je t'offre pleine gratuité à l'entrée de ma Géhenne !
On y boit, à même le calice, le vin de volupté.
Le 21/07/2007 à 21:57, par nadyne
illusionniste
je suis beaucoup mieux
imaginée sous les plis

recyclée
je vais faire regretter le bon vieux temps
des poubelles
Le 21/07/2007 à 22:04, par nadyne
Boire sans gêne en ta Géhenne à même...
Ivresse des profondeurs!
Le 21/07/2007 à 22:07, par judith
6 connectés en ligne !
ça frise la partouze...
ta prière, au moins virtuellement, et avec humour, exaucée...
Le 21/07/2007 à 22:11, par judith
ah, plus que 3...
je crois savoir lesquelles, chères con-soeurs
Le 21/07/2007 à 22:11, par katia
Eh !
Ta beauté vaut mille fards sous paillettes.
Tu es belle ainsi et par le fait d'être vraie !
Ne redis jamais plus ceci en celà en ma présence, nadyne.

Je risquerai de me fâcher !

C'est grâce à des femmes telles que toi que la beauté contient l'irréductible de son inaliénable, et c'est considérable dans l'exercice athéltique d'être simplement femme !

Nadyne, je te l'ai déjà dit ; tu es magnifique !
Le 21/07/2007 à 22:13, par katia
C'est comme Ju : on osa lui dire un jour qu'elle n'était pas féminine..........
Comment rendre vue aux aveugles ?
Le 21/07/2007 à 22:18, par judith
je crois que ça voulait dire : pas dans la séduction,
pas de fioriture, pas d'artifice,
je conçois que ça puisse paraître un peu rêche !
Le 21/07/2007 à 22:24, par katia
Virtuellement exaucée, Ma Ju....
Est-ce le joli des mots dont on parlait ?

Parfois le chemin de l'abstrait donne à fleurir de belles "concrétudes"...
Tu nous diras (en off !)...
Le 21/07/2007 à 22:25, par katia
Oui, mais ça ne signifie pas absence de féminité !
Au contraire (à mon sens) !

Femina Humanum Est ....................................................................
Le 21/07/2007 à 22:27, par judith
heu... j'étais beaucoup plus terre à terre, dans le chaud magma des connexions bloggesques, multiples et anonymes...

rien à dire en off, unfortunately !
Le 21/07/2007 à 22:29, par judith
mais la féminité brute, enfin, toute nue, toute simple, ça fout la frousse aussi
Le 21/07/2007 à 22:38, par katia
Merde : j'y ai cru...
Nous ne sommes donc que des femmes insomniaques, liées par liesse, à cette heure par l'infortune de notre fortune du manque de sommeil ?

Tiens d'ailleurs,
Nadyne est où (elle fait caca ?).
Je ne commettrais pas de commentaires à propos (peur de faire des jalouses), mais en ce moment "le chose" est bon, de mon côté ; s'il est tacite de bonne santé, je vais au mieux ! Et la divine traversée qui frôle les empires de la jouissance absolue !
Les fruits et les légumes : solaires du plein été......
Le 21/07/2007 à 22:50, par nadyne
j'reviens, non je chie que le matin.
Le 21/07/2007 à 22:53, par judith
mes doutes et déceptions n'en sont pas à me faire jalouser le bonheur des copines !
Je m'en ré-jouis !
à la rigueur, l'épanouissement d'une personne que je n'aime pas pourrait éveiller chez moi une pointe de cruauté, voire, un zeste de fiel...
Le 21/07/2007 à 22:56, par katia
Je ne sais pas si ça fout la frousse, j'ai toujours été ainsi : directe, concrète, sans artifice et surtout (surtout) sans immondices historiques (seuls les miens mais largement explicites).
Cavalière et brutale (sans doute), mon homme m'a aimée pour ça (ça l'a excité, puis l'a dimensionné autrement...), ma passion est sans obstacle et il aime le feu dans la peau de ma glace.
Cela dit : j'ai rencontré l'homme avec qui Tout se passe. C'est Lui.
Mais je n'ai pas "menti" (maquillage, mascarade, caprices, maniérismes, etc, etc, etc...).
J'ai dit vraiment, fait vraiment, ressenti vraiment, été vraiment : il a trouvé ceci (et encore chaque jour) tout ceci très ÉROTIQUE!
Le 21/07/2007 à 23:01, par katia
Les hommes (ceux qu'on a envie d'aimer) n'aiment pas trop qu'on se foute de leur "gueule" en obéissant à ce qu'on pense leur plaire (qui est en général assez limité (porte-jarretelle, levrette, sodomie, fellation, blablabla).

Ils sont bien plus profonds (sont, à mon sens, les premières victimes de l'imagerie de l'usage amoureux que l'on s'est crée depuis le moyen-âge).
Le 21/07/2007 à 23:02, par judith
ma Cro-magnonne qui roule sur la peau-de-bête au pied du baldaquin...
Le 21/07/2007 à 23:03, par judith
heu ben quoi, j'aime bien la levrette, moi !
Le 21/07/2007 à 23:06, par katia
Et moi aussi, je fais cacaque le matin : exactement 17 minutes après m'être levée !
Ni 15, ni 18 mais vraiment 17...
Le 21/07/2007 à 23:08, par katia
La levrette oui, c'est bien, mais la peau de bête (ma Ju !....) et le baldaquin !!!!!
Le 21/07/2007 à 23:10, par judith
on en était à "l'imagerie de l'usage amoureux", le cliché suivant étant la table de la cuisine quand les enfants sont à l'école
Le 21/07/2007 à 23:13, par judith
ça me fait penser au titre d'un beau film
"Peau d'homme coeur de bête"
un film de femme (pourquoi ça semble réducteur de le préciser ?)
Le 21/07/2007 à 23:24, par katia
Ah ! Faire l'amour dans la cuisine... quand les enfants sont at school -oui-. Un vrai grand bonheur !
L'amour partout, laisser des particules de cette jouissance des fois que ces petits (hommes, me concernant) prennent matière de cette science.

Je n'ai pas vu ce film (mais - rien à voir - j'ai revu "Portier de Nuit"de Liliana Cavani (mon préféré) sur l'amour border-line pour autrui qui se suffit à lui-même : selon lui. L'Amour et son impossibble raison d'être et d'être au monde).

Toujours interdit en Europe (impossible d'en avoir un DVD...)
To be continued.....
Le 21/07/2007 à 23:39, par judith
marrant, Foucault n'aimait pas du tout ce film, tout comme il trouvait Sade ennuyeux...
moi, ça me trouble (ah, Rampling en costume SS...)
Le 21/07/2007 à 23:46, par katia
Sade est ennuyeux (oui/ exhalaisons carcérales d'un type qui s'emmerde), mais Portier de Nuit est (selon moi) un film très troublant (je n'aime pas la mise en scène / trop théâtrale et décorative), mais le propos est saisissant.
Me rappelle sans doute des postures intuitives de mes premiers âges où il fallut se battre "contre" par le fait de comprendre l'intention de son pire (intime) ennemi.
Ne pas être victime, jamis l'être : juste comprendre. Comprendre.
Le 21/07/2007 à 23:56, par nadyne
dites moi s'il y a vraiment des têtes coupées posées ci et là dans le cabaret enfumé vert-de-gris ou si c'est mon imaginaire qui
Le 22/07/2007 à 0:04, par nadyne
la réalisatrise de Peau d'Homme coeur de bête s'appelle Hélène Angel (j'ai cherché je connais pas le film) avec Serge Riaboukine avec qui j'ai fait mes tous premiers pas, nous étions "les comédiens" dans Hamlet, on avait 19 ans
Le 22/07/2007 à 0:07, par nadyne
"imagerie usage amoureux"
je suis très gourmande et je fais très bien la chantilly
Le 22/07/2007 à 0:12, par katia
Non Nadyne, nulle tête posée ci/là en cabaret vert-de-gris.
Ce film (et je compends qu'il n efasse nullement l'unanimité!!!!!! a pour moi (juste moi) une résonance particulièrement cuivrée............. Ce qui peut être et exister).

C'est drôle, je connaissais bien Hélène (la soeur de Serge Riaboukine) en 1988 (elle habitait Cluny).
Des russes blancs plongés en pleine France deconnected...
Magnifique fratrie !
Le 22/07/2007 à 0:18, par katia
Je ne suis pas (mais alors, pas du tout latine : ni en concept, ni en précepte, ni en préjugés. En rien.
Mes propos peuvent choquer puisque non suppléés par la morale d'usage ou d'abord manichéïsée (le Bien/le Mal, etc).
J'en suis d'avance et d'après désolée.
Le 22/07/2007 à 0:19, par nadyne
c'est fou je revois toujours ces têtes coupées quand je me rejoue le cabaret avec toujours le même doute
je suis restée meurtrie par le charme vénéneux de ce fim et amoureuse de Rampling et du danseur
Le 22/07/2007 à 0:30, par katia
Que les français aient un peu l'audace de rectifier sur les plaques commémoratives qu'ici un martyre a été tué par "les nazis" et non par "les allemands"... (à Lyon, le nombre de cette injure esthallucinant !)
Tout le monde, aujourd'hui s'en bat les couilles de ces subtilités : sauf qu'un peuple n'est pas un Gouvernement !
Mon grand-père était autrichien, (aristocrate et communiste !) réfugié : a protégé dans une même cave des juifs et des soldats allemands.
Ils s'entendaient à merveille.....
Le 22/07/2007 à 0:51, par nadyne
le Résistant qui écrit avant d'être fusillé "je meurs sans haine en moi pour le peuple Allemand" t'entend encore
Le 22/07/2007 à 7:57, par judith
* je trouve Sade plus efficace pour faire penser que pour faire bander, si je puis me permettre...

* j'ai une espèce de non-attirance prononcée pour l'Allemagne ou l'Autriche, même si j'admire nombre de leurs artistes ou de leurs penseurs...
je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette distinction nazis/Allemands, mais c'est pinailler... pour moi le point commun à ce peuple, civils, soldats, à cette période-là, ce n'est pas qu'ils étaient tous nazis, mais tous allemands...

* Rabioukine, oui, j'aime bien... ce film-là est une (sale) histoire de famille, c'est brut, c'est fort, et vu par des gamines... que des ingrédients qui me parlent...
Le 22/07/2007 à 11:35, par nadyne
Sade je connais bien que les 120 journées, je sais pas pourquoi je peine et je m'ennuie dans les autres, suffisamment de grain à moudre avec ça.
ou alors
relire dit-elle

je repense au génie de Paso qui interpose 3 filtres pour que le spectateur tienne le coup pour les scènes finales (la Liste dans le bouquin)
Le 22/07/2007 à 11:43, par judith
çui-là je ne l'ai pas lu, mais j'ai vu, revu
je trouve que la dimension politique qu'il y met reflète bien l'univers de pensée de Sade, qui me semble très pointu sur les courant philosophiques, politiques et religieux de l'époque...

tu détaillerais les 3 filtres ou faut que je me tape le bouquin illico ???
Le 22/07/2007 à 12:01, par katia
Coucou !
Plein soleil en ce dimanche Sadien.
Comment ont dormi les belles filles ?

À relire aussi : la Philosophie dans le boudoir.
Même si ce n'est pas le meilleur, les discours politiques sont (pour l'époque) remarquables.

Et dire qu'il a écrit, la plupart de son temps, en geôle...
Le 22/07/2007 à 12:14, par judith
pas d'humeur à faire travailler les neurones, je crois...
un polar léger, plutôt,
je garde mon énergie pour le montage !
Le 22/07/2007 à 13:44, par nadyne
si t'as pas lu, 2 mots sur La Liste.
idem film 3 maquerelles, 3 cycles sperme merde sang.
sang: stop. on n'évoque plus l'horreur on la commet, assassinat et torture s'accouplent, descriptions précises fouillées etc et
brutalement. plus rien. rien que les titres. on nomme. on épèle les horreurs. froidement.on dit ce qui est à faire. on a plus le temps de regarder. l'urgence de l'abattage grille coupe arrache, méthodique, mécanique, furie sanguinaire, aveugle, c'est liste des courses.
ENFIN on atteint un tel degré d'insoutenable que mon voyeurisme se glace, figé dans l'écoeurement et l'asphyxie
1 immense courbe dramatique, depuis l'avant entrée en matières, avec la 1ère maquerelle qui nous emmène d'abord dans de vieux contes érotiques avant que la lecture ne se tende
2 Sade pré-figure l'écriture contemporaine par ce que j'appelle La Liste
3 en fait, cette liste en est une. ce sont les notes de travail qui disent en peu de mots ce qu'il aurait complaisamment décrit s'il avait eu le temps
4 le hasard a du génie

SALO les dernières tortures que nous voyons sont celles qui appartiennent à La Liste
je crois que c'est Le Président qui regarde, nous à travers lui.
il a des lunettes à verres épais
il ajuste des jumelles
il regarde au travers du petit carreau d'une vitre pas très propre ce qui fait presque un 4ème filtre, ses jumelles nous laissent loin de la scène, sans Zoom rapproché.
quand on superpose les deux oeuvres, l'adaptation de Paso est un Sommet
il est excessivement rare qu'un film suffise en lui même sans nécessiter le retour à l'Origine

te précipite pas sur La Liste, il faut la préparation de la lecture de l'oeuvre pour qu'elle atteigne son pic répulsif
Le 22/07/2007 à 20:02, par judith
loin de moi l'idée de me précipiter... non pas que je veuille prendre le temps de savourer non plus, parce que c'est tout sauf délectable,
mais oui, me préparer, m'habituer à voir à travers les filtres, et me laisser gifler par l'horreur des mots et des images.
Pas par masochisme,
Pas vraiment par voyeurisme non plus, enfin je crois,
mais pour savoir, comprendre, appréhender l'ingéniosité de la noirceur humaine...

Le plaisir n'est toutefois pas absent, mais c'est l'intelligence, l'audace, la franchise, l'humour et l'esthétique du filtre (de l'écrivain ou du cinéaste) qui me le procurent.

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