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Judith Lesur
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la dialectique du squelette et de la chairPar Judith Lesur :: 08/06/2007 à 9:02 :: hate-lier
à propos de l'atelier d'écriture de scénario de long-métrage à l'INA Pour moi, il y a d'abord l'image, l'immersion dans le personnage, le détail singulier, toute une matière que je fouille, des lambeaux de chair que je couds ensuite ensemble. La forme du squelette devient visible peu à peu. Je rafistole à mesure. Là, le procédé est inverse. Je dois agencer les os, polir les articulations, et quand je serai sûre que tout fonctionne bien, rajouter la chair. La tripatouiller de trop mènerait à l'écoeurement, et même, l'assècherait. Chaque os ayant sa justification, le rôle de la chair, des muscles, de la peau, est d'éviter de la rendre trop apparente. Ça me ramène encore une fois au flou dans lequel je me sens à l'aise pour travailler : je réfléchis peu et laisse les choses venir, après, je structure. L'idée serait d'allier les deux, dans un mouvement dialectique. Dans le peu que j'ai compris de Hegel, ce mouvement dynamique des contradictions (thèse, antithèse) qui agissent ensemble et qu'on appréhende dans la synthèse. Qui est aussi le rapport entre la vie et la pensée, la façon dont la pensée saisit la vie, et dont la vie nourrit la pensée. Le rapport entre le squelette et la chair ? Trackbacks
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Commentaires Le 08/06/2007 à 9:42, par nadyne
rapide, intuitif sans réfléchir
squelette, le sens la chair, le style (inclut le traitement de l'image etc..) j'ai l'impression que tu parles tout simplement du va et vient entre le fond et la forme Le 08/06/2007 à 9:50, par nadyne
Hegel...euh...je sais seulement que Spinoza l'enculait selon Jean Bernard Pouy
Le 08/06/2007 à 11:23, par judith
la sodomie comme va et vient entre le fond et la forme, ça se défend...
Le 08/06/2007 à 11:29, par judith
sérieusement, c'est plutôt le principe, la nécessité, le sens, ce qui sous-tend et ce qui fonde, ce qui fait évoluer et le fond, et la forme...
pour basculer sur Nietzsche, on pourrait dire : "ce qui veut" (j'sais pas pourquoi j'ai ces relents de philo qui remontent) Le 08/06/2007 à 23:55, par nadyne
je rote pas la philo l'ayant pas ingérée, je comprends"ce qui veut" pour ce que ça exprime sans pouvoir le relier à la pensée de Nietzsche que je connais trop peu trop mal
faudra que tu me briefe un brin un jour où on aura du temps Le 09/06/2007 à 6:59, par judith
je n'ai que de vagues renvois et c'est terrible, quand on pense que j'en ai bouffé pendant 5 ans... Va falloir que je révise... !
Le 09/06/2007 à 9:47, par nadyne
mais non l'avantage de la mémoire-passoire c'est qu'elle garde l'essentiel
Le 10/06/2007 à 8:34, par judith
les trous de ma passoire sont vraiment minuscules...
Le 10/06/2007 à 9:56, par nadyne
rassure moi tu parles bien de ta tête cf Boris Vian, 7 juin 1947
Il faut bien se le dire, messieurs dames La peau du gland, c'est pas inusable. On peut, bien entendu, faire des tests C'est l' ABC de toute science expérimentale. Dans une connasse en peau de raie On se blesse au premier passage l'aspect de la plaie est grenu Et le sang sèche assez rapidement Sous l'aspect de gelée de groseilles On rencontre aussi, malheureusement elles sont rares des grognasses impudentes à qui On a greffé, en travers, une lame de rasoir Quand on y rentre, on en a une Quand on en sort, on a encore une Mais elle est coupée en deux Certaines possèdent également Des vagins horizontaux, tout rouges Abondamment garnis de dents Ils se referment sur les boutoirs avec un râle Et jamais un Anglais ne les a vus vomir Car les Anglais ont le sens de la repectabilité Pline de cheval et Chaton l'Ancien racontent Qu'il y en a de si affreux à voir Que les bras sont tombés aux gens dans la rue Sans doute, on ne peut les décrire avec précision Car les nombreux documents relatifs à ce sujet Ont fait les délices des termites, Des Huns, des FFI et des autres animaux rongeurs. Mais on sait qu'à l'intérieur comme dans certaines clés Une longue tige d'os bien pointue Vous pénétrait dans le méat Ce qui s'effectuait avec un bruit grinçant Extérieurement la peau virait au vert. D'autres suçent comme des pieuvres et métamorphosent l'objet rutilant En une aubergine monstrueuse Invisible en lumière noire Elle est telle qu'au grand soleil On tombe à genoux devant Mais on ne peut la mettre dans sa bouche. Enfin diverses malheureuses Jeanne d'Arc, sainte Thérèse, la Passionnaria et la duchesse de Windsor Sont nées avec le con subdivisé En une infinité de petits petits trous. Le 10/06/2007 à 10:48, par judith
je parlais plutôt du vent dans mon crâne,
pour le reste j'hésite entre les dents et la pieuvre Le 10/06/2007 à 22:50, par nadyne
ne choisis pas, tu prives
et tu te prives Ajouter un commentaire |
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