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Judith Lesur

Judith Lesur l'écriture, ce qu'il y a dessous et autour, les projets et les doutes, les fragments et les questions, et puis, peut-être, le dialogue.

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ANTI/podes

Par Judith Lesur :: 10/01/2007 à 22:03 :: saoul-venir
plus tard, je chercherai pourquoi maintenant cette résurgence,
cet étalage de photos comme autant de preuves
(mais de quoi ?)
donc après les paysages
voici les "moi" d'avant
encore bien là
(mais qui le sait ?)


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Commentaires

Le 11/01/2007 à 8:52, par katia
Il me semble (sans le prétndre) que tu y es souvent, qu'il s'agit bien de toi : là.
Les grands espaces, la vigueur océanique, la sensualité animale de ma Judith.
Le 11/01/2007 à 9:31, par nadyne
t'es là Katia! je croyais que tu fumais dans la cuisine pendant la scéance diapos!
Le 11/01/2007 à 13:36, par katia
Anti-podes, l'apesanteur où l'on n'a jamais pieds.
Et la peau nue, sans gravité !
Le 11/01/2007 à 18:35, par JL
des gravures sur chair / photos mentales / diapositives filtrées d'histoires
Le 11/01/2007 à 19:53, par katia
Eh ! Nadyne !!! J'avais pas vu tes mots... deviens "mirro" (ça s'écrit comment ?).
Je fumais en effet dans la cuisine, sans l'image, ni le son.
Suis revenue en cours de route vers l'Australie et notre bien chère Juditholopithèque préférée....
Ma Ju, tes tatouages sont magnifiques, j'espère qu'ils ne te grattent pas.


Parfois, le temps a besoin de bégayer : un long pansement psychique, la laitance de l'oubli et quelques années ensuite, tout revient, réapparaît, plus vrai qu'hier, encore.

Je suis heureuse que tu aies accès à ces heures magnifiques de ta vie et nous les donnes à partager.
Merci, ma Ju, et milletant et tout vers toi Nadyne.
Le 12/01/2007 à 0:14, par nadyne
lcette juditholopithèque balance pas mal entre action et contemplation!
Le 12/01/2007 à 9:24, par katia
Je trouve que cette phase de sa cure est très optimisme : elle permet de retrouver le fil sans lequel on risque de commettre lapsus, omission, absences alzheimeristes, les diverses choses en vrac que l'on subit quand on lâche une addiction, posé, alors, face à une sorte d'errance atomique.
Très vite renouer avec une autre dépendance, plus ancienne, connue, identifiée, vécue même, dont le temps agrée le bonheur d'y retouner sans encombre, ni entrave. De ces temps amoureusement logés dans le fond d'une caisse, entre les vieux livres délavés, aux yeux usés, mais encore valides et les dentelles de la première heure de féminité, usées elles aussi, mais encore crédibles... Le temps vécu ne disparâit jamais, ça j'en suis certaine, même si à priori, ça semble un peu difficile à croire. La mémoire du corps est bien là.

Pas d'indication, en revanche, sur la musique qui accompagne le Rebirth Revival de notre Juju...
Est-ce l'Eté Indien de Jo Dassin, Les Gnossiennes d'Erik Satie ou Tout sur le zizi de Pierre Perret.
Mystère... Ni sur le plateau des festins qui accompagnent ces instants. Mais est-ce là fort indiscret.

Et moi, par l'expérience de ma Ju, il me prend à voyager...
Le 12/01/2007 à 11:18, par nadyne
j'ai su qu'elle lisait des journées entières dans les arbres à des aborigènes arborigènes
Le 12/01/2007 à 14:27, par katia
pas gênée, la Juju, gainée aux branches griffues des australes forêts peuplées de virils barbus, avec la peau d'zi en lévitation sous le pagne ému !!

M'étonne pas, tiens, suis même sûre qu'elle a un peu allumé un choeur de djidjiridoo...
Le 12/01/2007 à 14:32, par katia
Eh ! Psittt, Nadyne....
Tu crois qu'elle a vu en vrai des hommes en slip kangourou ?...
Le 12/01/2007 à 16:29, par nadyne
tu parles la Guiguitte et la juju sont érogènes à l'indigène!
même qu'après avec les élastiques elle jouait au lance pierre paul jack
Le 12/01/2007 à 20:04, par katia
... M'étonne point guère....
Quelle misère, n'est-il pas, de s'amuser ainsi du musc et de l'anguille... des saisons, du climat et leurs invitations à la débauche sauvage, sous prétexte d'indigène...

Oui : un peu jalouse (s) de n'avoir point mesurer la vraie nature sauvage de l'Homme excentrique de la femme trop sage (an apparence) que je suis...
Un peu frustrée, oui... peut-être. Voyant ces belles et sensuelles images d'Australie, me vient tellement d'idées, faut dire....
Le 13/01/2007 à 10:20, par JL
une mangue
les films de Jane Campion
le rock sec mais pas aride des Midnight Oil
Le 13/01/2007 à 11:16, par nadyne
livraison par avion, technologie, mangue DVD CD c'est possible ici aussi; seulement voilà il me semble que seule la combinaison fortuite ouvre la résurgence qui ramène le souvenir dans le maintenant avec australie- instantanée-couleurs -odeurs -bruits-lumière dans la chambre ou la cuisine peu importe puisque c'est en toi que ça se passe
encore que... nous avons une telle capacité à rassembler les ingrédients du chagrin pour le revivre que je me demande bien pourquoi nous sommes incapables de faire revenir du bonheur avec la même acuité. à moins que j'aie transformé abusivement le je en nous
maintenant on connaît ta madeleine
et mes prochaines mangues...
Le 14/01/2007 à 10:47, par JL
et quand le bonheur refait surface avec acuité, il est double-facé de nostalgie, ce qui peut exercer sur la commissure des lèvres une légère traction vers le bas.
Le 15/01/2007 à 14:59, par katia
Non, Judith, ne laisse pas la liqueur sucrée du souvenir envahir tes doux sourires. Le bonheur est chose utile, sans qu'on lui colle le regret d'un remords pour la gloire d'une amertume à l'instant. L'esprit bosse à faire place nette, les rudiments du passé pour les jardins du présent. On ne revient pas en arrière innocemment, il y a toujours dans le tourment des jours heureux la force des demains vers lesquels aller.
Une sorte de petit inventaire, pour un rangement. Tout travaille à ce qui va suivre. J'en suis certaine.
Parce qu'il est temps, tout simplement.
Il faut du temps parfois pour que le Passé le soit vraiment, et une fois passée cette mauvaise passe : le bonheur en grand (crois-moi, Ma Ju!...).
Tes souvenirs se mettent en page dans le grand livre : voilà, même eux ne veulent plus être réveillés en sursaut. Les laisser tranquilles (et toi avec).

C'est un très bel âge pour ça aussi !...

Mille tendresses.
Le 15/01/2007 à 22:18, par JL
il y a l'effet blog aussi,
idéal pour, comme disait Nadyne, faire mine de rien une séance diapo,
oui, montrer des choses que je ne ne dis pas

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