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Judith Lesur
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Ode à K & NPar Judith Lesur :: 16/11/2006 à 21:45 :: fumeries
Quel privilège de faire peau neuve avec, nonchalamment accoudées au cercueil, mes deux fées à l'haleine fumeuse, la langue bandée par les culbutes verbales, l'oeil hirsute et chahuté, le front rasséréné de coups, le cou caréné d'affronts, fonceuses immobiles, défonceuses de plaies mobiles, mes deux anges ricanant, de moi presque canée, mes deux chamelles bosseuses qui me rentrent dans les creux et me chamaillent les neurones Trackbacks
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Commentaires Le 17/11/2006 à 9:18, par katia
Il est la moindre des choses que nous t’accompagnons dans ce délicat périple de ta nouvelle vie.
Accoucheuses de cette mue virginalisante : l’une prend les linges et l’autre les essore. Nous veillons chaque seconde au retour de l’hymen de ta santé, avec la clémence des fées et le défi des sorcières qui se cachent en elles : c’est pour ton bien. Il nous faut bien vérifier que ce n’est pas un coup de tête. Nous savons (parce que nous sommes Immémoriales) que c’est là un choix difficile : une hydre à deux têtes qu’il faut combattre. D’un côté l’incendiaire (Nico) et de l’autre la pyromane (Tine). Et entre les deux il y a toi et en toi ce pacte et en lui un patch. Nous ne te lâcherons pas : et si l’envie de battre, d’éventrer, de délirer, de rire, de trembler du manque, de vibrer du besoin au point de tout faire tomber, ben ! nous y sommes aussi, ma foi. Sphynge et Vestale, gardiennes de ton temple bien gardé... (extincteurs et issues de secours aux normes de sécurité). Le 17/11/2006 à 9:50, par katia
O, c'est amusant :
La Belle et K&N : mais nul sacrifice ne sera commis au prétexte d'obéissance vers la face de l'Éternel ! Bien à l'inverse des textes, K&N sont les gardiennes de la Belle. Le 17/11/2006 à 11:07, par d'outre-tombe
Ici, Serge Gainsbourg, l’homonyme patriote de l’apatride griot qui aimait former des graphittis poétiques sur la lunette de chiottes : belvédère d’existence avec vue sur le monde, qui un jour à tirer la chasse à tout jamais (quoique : on ne sait jamais ce que deviennent ceux qui partent en fumée).
Vous former, Iédit Lézourre, toutes mes plus fidèles confidences à l’endroit de condoléances sur votre vie défunte de fumeuse émérite, échevelée, centrifugée à l’énergie nicotinée. Tiens : des sortes de Léautaud, Artaud, de Gaulle, Pompidou (entre autres), pompiers de blondes et de brunes bien roulées, se joignent à moi pour former nos louanges sur l’exercice de votre courage de larguer ces fumistes blondasses.... Nous vous soutiendrons tout pareillement si un jour vous cesser l’absinthe : rompus, mes camarades et moi, à la connaissance de ce que toutes les chimères peuvent ravager. Bien à vous, Iédit Lézourre, S.G. Le 17/11/2006 à 17:28, par Docteur Szglouppe
Jour 1 : le sujet assume le geste du choix de la veille. Motivé, armé jusqu’aux dents au fond de la volonté. Le mors au flanc du galop décidé.
Vers 16h00, un doute que vient dissiper toutefois la troisième minute passée. À 16h03, le voile de suspicion a disparu. Mange du pain rassis retrouvé sur le bord de la fenêtre (posé là le 3 juin dernier). Suce le cul d’une pomme blette, retrouve la saveur des radis. Blogue en langue familière. Jour 4 : l’espace s’est peu à peu déplacé. La porte, hier encore, placée ici se retrouve à présent plutôt placée par là. Repères confus. La viande des chairs autrefois contaminée, rencontre l’ébriété de la salubrité : l’équilibre chancelle. Les idées noires se battent en duel pour trouver la faveur d’une (très) mauvaise humeur à ruminer. Blogue en langue d’écuyère. Jour 6 : Légère euphorie cousue d’énervement. Aucune résignation à signaler. Termine les miettes du pain rassis, non par faim ou gourmandise, mais pour ne pas penser. S’est épluché longuement la peau des doigts, s’est épilé le fin duvet des genoux. S’oblige à des travaux réguliers. Blogue en langue singulière. Jour 11 : L’espace, le temps et la matière se sont retournés. Le plafond s’est dévissé, les bases terrestres ont été englouties dans une cabine téléphonique désaffectée.... Le sujet se décocotte les minutes à grands coups de vapeurs saccadées, de ventilation accélérée, de palpitations agitées. Tout est normal. Blogue en verbe langagier. Jour 14 : Le sujet découvre avec effroi les affres du monde humain (par la presse-papier qui laissent le gras du noir au bout des doigts et une nausée incurable dans les dernières parcelles d’intimité). Envie de gerber. Se reconnaît dans un autre alphabet (affinités avec le sacrabble), mais plus du tout sur sa carte d’identité. Le 17/11/2006 à 17:58, par judith
Szglouppez-moi encore, Docteur...
Le 17/11/2006 à 19:17, par Docteur Szglouppe
Blogue en verbes irréguliers. Limite orduriers : Tout est normal : rien à signaler.
Le sujet s'acclimate à son nouvel espace de liberté. Le 17/11/2006 à 22:43, par nadyne
un jour quand je serai grande...
en attendant Ce Ces jours minables oui je t'assiste avec La Jeune Fée K mais surtout J'ASSISTE renifle tes sanies dans tes linges ricane à ton neurone qui fuit encor un jour qui luit t'examine tedépiaute te dépèce t'autopsie vulcanologue de tes poumons méphisto rigolard PARCE QUE JE SUIS JALOUSE DE TON COURAGE mets ta main sur ma nuque et mon nez dans ta merde j'entrevois l'funeste je t'accompagne je m'habitue tu m'prépares JE SAIS CE QUI M'ATTEND UN JOUR QUAND JE SERAI GRANDE SI J'Y ARRIVE UN JOUR au moins je fumerai encore dans la cheminée du crématoire! Le 18/11/2006 à 10:34, par judith
c'est même pas du courage,
pouvais plus être sourde au reste du corps qui trinquait pour ce petit plaisir vite consumé... juste une question de seuil... mais quand le corps aura récupéré, je sais que l'envie de fumer reviendra me tarauder vous n'avez pas fini de m'entendre gémir... Le 18/11/2006 à 10:40, par judith
sinon, d'ici l'ultime four et l'urne intime (en marbre, en bois, en papier à cigarettes ?) ou les cendres éparpillées dans les narines des autres, (perso, j'opte plutôt pour la décomposition en compagnie insectueuse) on peut toujours ... FULMINER ! Ajouter un commentaire |
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